Pourquoi certains hauts potentiels français le deviennent une fois aux USA ?


Pourquoi certains hauts potentiels français le deviennent une fois aux USA ?
L’Express publiait il y a peu, un article intéressant sur ces profils français enviés et recrutés par les Américains, souvent pour des postes clés de leur industrie.

Ce sujet renvoie à la question polie « qu’est-ce qui fait que les Français sont appréciés par les Américains » et surtout à la question moins politiquement correcte « qu’est-ce qui a empêché ces hauts potentiels Français de (se) réaliser en France ? ».
Les Français interviewés dans l’article de l’Express proposent une piste : les recruteurs américains seraient plus attentifs au « comment s’y prendre pour réussir » qu’aux garanties des diplômes ad hoc ou d’une expérience en ligne avec le poste.
« Peu importe d’où tu viens, l’important c’est où tu vas, et comment tu comptes y aller. » semble être l’adage sur lequel ils sélectionnent leurs candidats.

Les Américains sont moins préoccupés par le passé que par le présent
Alors qu’en France, les recruteurs scrutent dans la formation et l’expérience du candidat les preuves d’une adéquation avec la fonction.

Il est vrai que la culture française aime comprendre le présent et parfois imaginer le future en étudiant le passé. « Qui ne sait d’où il vient ne sait où il va » est une conviction profonde et l’un des moteurs essentiels de notre éducation. André Gide ne disait-il pas « Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire » ?

Les Américains seraient plus partisans de « aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie ». Leur histoire est plus courte, moins riche et dense que la nôtre. Ils n’ont pas de passé à partager, uniquement un avenir à construire.

Cependant, reste à nous demander :
– Comment la France affronterait la situation économique actuelle si elle était moins amoureuse de son passé que de son avenir ?
– Comment évolueraient les recrutements s’ils focalisaient plus sur les potentiels que sur les acquis ?
– Sur quoi précisément, concrètement se fonde l’idée qu’un « bon » passé est un gage d’un « meilleur » avenir ?
– Comment est-il possible de promouvoir la créativité quand on veut s’assurer par le passé ?

Et vous, préfèreriez-vous qu’on refasse votre passé ou que l’on construise votre avenir ?

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Une réflexion au sujet de « Pourquoi certains hauts potentiels français le deviennent une fois aux USA ? »

  1. Marc-André Lavoie

    « Leur histoire est plus courte, moins riche et dense que la nôtre. Ils n’ont pas de passé à partager, uniquement un avenir à construire. »

    Cette opinion en dit long sur la conception française du passé et son rapport au fonctionnement institutionnel.

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